L’économie des signes de reconnaissance en entreprise

20/05/2013

De plus en plus de personnes aujourd’hui manquent cruellement de motivation au travail.

Pourquoi ?

Plusieurs raisons à cet état de fait, et cela demanderait une profonde analyse de les étudier toutes. Aussi, je voudrais m’attarder sur l’une d’elle : le manque de signes de reconnaissance en entreprise (appelée en analyse transactionnelle : économie des signes de reconnaissance).

Qu’est ce qu’un signe de reconnaissance ?

Le signe de reconnaissance a différents habits. Il peut être exprimé verbalement, ou bien physiquement, il peut être également sous forme d’action. Il peut être positif ou négatif, dirigé sur le «faire» ou bien sur l’«être». Il signifie à l’autre que sa présence est reconnue, qu’il a de l’importance et finalement… qu’il existe. Les signes de reconnaissance répondent à une soif d’existence et de stimulation. Et le plus important, nous en avons tous besoin, du bébé au vieillard, tout au long de notre vie.

Un signe de reconnaissance positif est agréable, un signe de reconnaissance négatif est désagréable, mais les deux sont essentiels. Une règle cependant à retenir : ne croyez pas que nous recherchions uniquement des signes de reconnaissance positifs et évitions les négatifs, la règle est que TOUT signe de reconnaissance est bon à prendre, et il en vaut mieux des négatifs que pas du tout. Le signe de reconnaissance va permettre en premier lieu le lien social indispensable à tout être humain, souvent appelé la nourriture de l’âme, essentielle à notre réalisation. De la même manière que nous avons des besoins physiques, nous avons tout autant des besoins psychologiques.

Pourquoi le manque de ces signes agit sur la motivation ?

Lorsqu’une personne ne reçoit pas de «réponse» («excellent travail sur le projet ZZXX», ou encore «votre présentation n’a pas été pertinente» «comment allez-vous aujourd’hui ?» etc…) de son environnement professionnel, elle va commencer à douter de sa légitimité à faire et à être et donc perdre sa motivation. Le signe de reconnaissance va être directement associé à la performance individuelle (ou à celle d’une équipe). Un des facteurs clés lié à la souffrance au travail est justement l’absence de ces signes. Elle cause une perte de repères dont les conséquences peuvent se révéler catastrophiques. Cette perte de repères peut amener une personne à remettre en cause ce qu’elle fait et ce qu’elle est, au sein d’une organisation, son travail perd de son sens et la motivation disparaît.

En entreprise

Un signe de reconnaissance peut être assimilé à un compliment (cela peut en être un bien sur) mais pas uniquement. Il ne s’agit pas d’en distribuer à tout va histoire de se persuader que l’on nourrit ses troupes ! Car le signe de reconnaissance doit être sincère, adapté à la personne et à la situation. S’il est positif, le signe de reconnaissance sert à «valider» ce que nous faisons et ce que nous sommes, s’il est négatif, nous pouvons le considérer alors comme une opportunité pour nous améliorer et peut-être revoir notre stratégie ou notre façon de faire, dire, être… en interaction avec les autres et l’environnement dans lequel nous travaillons.

Les signes de reconnaissance sont l’affaire de tous au sein d’une entreprise, et ne sont pas à sens unique… Force est de constater par exemple qu’au sein d’une équipe ou il existe une circulation effective des signes de reconnaissance, donnés et reçus, il est indéniable de constater que la motivation est au rendez-vous. Cette règle s’applique également à un service, ou encore une société dans toute sa globalité. Cette culture d’entreprise qui est associée à la circulation des signes de reconnaissance va marquer sa différence par rapport aux autres.

Ce contenu a été publié dans Non classé, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.