Petite Amazonie, Grande Exposition

05/10/2013

La photographie interpelle la nature…humaine

 

 

 

 

 
Dans le cadre de la quinzaine photographique nantaise (QPN), une exposition en partenariat avec la Fête de la science met en lumière ce territoire mal connu de la région nantaise.

« Biotope », c’est le thème de la QPN édition 2013. Son directeur, Hervé Marchand, explique comment le travail a commencé avec le Conservatoire National des Arts et Métiers des Pays de la Loire (CNAM) pour aboutir à cette exposition.
D’où vous est venue l’idée de ce thème, « Biotope » ?
Hervé Marchand : Cette année, Nantes est la capitale verte de l’Europe. Nous avions envie de nous inscrire dans cette idée. Mais l’entrée dans le thème n’a pas été facile à trouver. L’année dernière, nous avions déjà rencontré le CNAM. Avec eux cette année, nous sommes parvenus à l’idée du biotope en prenant l’angle de l’humain. C’est ainsi que le projet « Petite Amazonie » a vu le jour.
Comment avez-vous préparé cette exposition ?
Il faut savoir que l’accès de la « Petite Amazonie » au grand public est très limité. Nous avons pu visiter l’endroit avec un botaniste1. Ses explications sur l’histoire de ce territoire un peu particulier et sauvage ont tout de suite fait sens. Autrement, on a vite fait de rester uniquement sur une impression de fatras ! Les bombardements de la seconde guerre, l’installation de la voie ferrée,… Après ce repérage, j’ai fait appel à des photographes nantais : le collectif Bellavieza2 est intervenu avec un autre photographe résidant dans la région, Xavier Noël..
Quelle proximité y a-t-il selon vous entre le travail d’un chercheur et celui d’un artiste ?
Dans les deux cas, ce sont des gens qui cherchent à répondre à une seule question toute leur vie. L’un adopte une démarche plus objective et l’autre plus subjective. Mais il y a une zone floue où tout cela se chevauche, où l’inspiration du scientifique rejoint celle de l’artiste et vice versa. C’est ce que nous voulions montrer avec ce projet. Il s’agissait aussi de montrer la complexité d’un territoire. Chaque image est accompagnée d’une légende qui donne un sens à ce que l’on regarde. Mais ce n’est pas une image de science pour autant. Ces documents contiennent de la poésie et une certaine subjectivité. Mais pour pouvoir s’y intéresser, il faut le secours d’un scientifique.
L.S.
1Philippe Férard, du Jardin des plantes de Nantes
2Le collectif est constitué de Benoît Arridiaux, Jérôme Blin et Gaëtan Chevrier
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